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Sommaire.
La SELARL, ou Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée, est une forme juridique spécifiquement conçue pour permettre aux professionnels libéraux réglementés d’exercer leur activité sous une forme sociétaire tout en conservant les spécificités propres à leur profession. Avocats, médecins, experts-comptables, notaires ou encore architectes peuvent ainsi structurer leur activité en bénéficiant à la fois de la protection patrimoniale offerte par la responsabilité limitée et du cadre déontologique propre à leur métier. Cet article rédigé par Arkefact Nice propose une analyse complète de la définition de la SELARL, de son cadre légal, de son fonctionnement financier et fiscal, ainsi que de ses avantages et inconvénients.
Chaque semaine, nous décryptons les principales actualités économiques et partageons une analyse patrimoniale exclusive.
La SELARL est une société commerciale par la forme mais civile par son objet, puisqu’elle est réservée à l’exercice d’une profession libérale réglementée. Elle a été créée par la loi n°90-1258 du 31 décembre 1990, qui a instauré les sociétés d’exercice libéral (SEL) afin de permettre aux professions dites « réglementées » d’accéder à des formes sociétaires jusque-là réservées aux activités commerciales classiques. La SELARL constitue la déclinaison de la SARL (Société à Responsabilité Limitée) au sein de cette famille des sociétés d’exercice libéral, qui comprend également la SELAS (déclinaison de la SAS), la SELAFA (déclinaison de la SA) et la SELCA (déclinaison de la société en commandite par actions).
Seules les professions libérales réglementées peuvent recourir à la SELARL. Il s’agit notamment des professions juridiques et judiciaires (avocats, notaires, huissiers de justice, administrateurs judiciaires), des professions de santé (médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, infirmiers, kinésithérapeutes, vétérinaires) et des professions techniques ou du chiffre (experts-comptables, commissaires aux comptes, géomètres-experts, architectes). Chaque profession dispose de son propre décret d’application précisant les modalités spécifiques de constitution et de fonctionnement de la SELARL dans son secteur.
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La création d’une SELARL suit un formalisme proche de celui d’une SARL, avec toutefois des étapes supplémentaires liées au caractère réglementé de l’activité. Il convient de rédiger des statuts conformes aux exigences légales de la profession, de constituer le capital social (dont le montant minimum peut varier selon les professions), puis de procéder à l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Une étape spécifique s’ajoute : l’inscription de la société auprès de l’ordre professionnel ou de l’autorité de tutelle compétente (Ordre des avocats, Ordre des médecins, Ordre des experts-comptables, etc.), qui vérifie la conformité du projet avec les règles déontologiques.
Le capital social d’une SELARL peut être fixe ou variable, selon le choix des associés. Sa répartition obéit à une règle centrale : plus de 50 % du capital doit rester entre les mains de professionnels exerçant au sein de la structure. Des tiers extérieurs à la profession peuvent néanmoins détenir une part minoritaire du capital, dans une limite généralement fixée à moins de 50 %, ce qui permet d’ouvrir le capital à des investisseurs tout en préservant l’indépendance professionnelle des associés exerçants.
La gérance de la SELARL est confiée à un ou plusieurs gérants, obligatoirement choisis parmi les associés exerçant la profession réglementée au sein de la société. Le gérant représente la société vis-à-vis des tiers et assure sa gestion quotidienne. Les décisions importantes (modification des statuts, augmentation de capital, cession de parts) sont prises en assemblée générale des associés, selon des règles de majorité proches de celles applicables aux SARL classiques, sous réserve des adaptations propres à chaque profession.
La SELARL est en principe soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), ce qui constitue une différence majeure par rapport à l’exercice en nom propre, généralement soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). Ce régime fiscal permet de dissocier la rémunération du dirigeant des bénéfices de la société, offrant une plus grande flexibilité dans l’optimisation de la charge fiscale globale. Sous certaines conditions, notamment de taille et d’ancienneté, la SELARL peut opter pour le régime des sociétés de personnes, bien que cette option reste peu utilisée en pratique dans ce type de structure.
Le gérant majoritaire d’une SELARL relève du régime social des travailleurs non-salariés (TNS), tandis que le gérant minoritaire ou égalitaire est assimilé à un salarié sur le plan social, sans pour autant bénéficier de l’assurance chômage. Cette distinction a des conséquences importantes sur le montant des cotisations sociales et sur la protection sociale du dirigeant. La rémunération perçue est imposée à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des traitements et salaires (pour le gérant minoritaire) ou dans une catégorie spécifique proche de celle des salaires pour le gérant majoritaire, avec un régime de déduction des frais professionnels particulier.
L’un des intérêts financiers majeurs de la SELARL réside dans la possibilité de distribuer des dividendes aux associés, en complément ou en substitution d’une partie de la rémunération. Ces dividendes sont soumis à un régime fiscal et social spécifique : au-delà d’un certain seuil, calculé en pourcentage du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant d’associé, la fraction excédentaire des dividendes perçus par le gérant majoritaire est réintégrée dans l’assiette des cotisations sociales. Cette règle vise à éviter que les dirigeants ne substituent abusivement des dividendes, moins taxés socialement, à leur rémunération.
La SELARL présente plusieurs atouts notables. La responsabilité limitée aux apports protège le patrimoine personnel des associés en cas de difficultés financières de la société, hors mise en jeu de la responsabilité professionnelle individuelle. La possibilité de moduler la rémunération entre salaire et dividendes offre une souplesse d’optimisation fiscale et sociale appréciable. Ce statut facilite également la transmission progressive de l’activité, par la cession de parts sociales, ce qui est particulièrement utile dans le cadre d’une association entre professionnels ou d’une transmission à un successeur. Enfin, la structure sociétaire permet de faciliter l’accès au crédit bancaire et de crédibiliser la structure auprès des partenaires financiers.
En contrepartie, la SELARL implique des formalités de constitution et de gestion plus lourdes qu’un exercice individuel : rédaction de statuts, tenue d’assemblées générales, obligations comptables renforcées, et coûts de fonctionnement plus élevés (expert-comptable, éventuellement commissaire aux comptes). Le formalisme lié à l’accord de l’ordre professionnel peut également allonger les délais de constitution. Sur le plan social, les charges sociales, notamment celles pesant sur le gérant majoritaire au titre du régime TNS, peuvent s’avérer significatives. Enfin, la rigidité de la répartition du capital, imposée par la loi pour préserver l’indépendance professionnelle, peut limiter les possibilités d’ouverture du capital à des investisseurs extérieurs.
Le choix entre la SELARL et l’exercice individuel (entreprise individuelle ou société d’exercice individuel à responsabilité limitée, l’EIRL n’existant plus depuis 2022 au profit du statut unique de l’entrepreneur individuel) dépend largement du niveau de revenus, du projet professionnel et de la volonté ou non de s’associer. Au-delà d’un certain seuil de bénéfices, la SELARL devient généralement plus avantageuse fiscalement grâce à la possibilité d’arbitrer entre rémunération et dividendes, et grâce au taux réduit d’impôt sur les sociétés applicable sur une tranche de bénéfices. En deçà de ce seuil, l’exercice individuel peut rester plus simple et moins coûteux administrativement.
La SELARL n’est pas la seule option pour les professionnels libéraux souhaitant exercer en société. La SELAS, calquée sur la SAS, offre davantage de souplesse statutaire, notamment dans l’organisation de la gouvernance et la rémunération des dirigeants, qui relèvent du régime général de la sécurité sociale. Ce statut séduit de plus en plus de professions, en particulier les professions médicales et paramédicales, en raison de cette souplesse accrue. Le choix entre SELARL et SELAS dépend donc des priorités des associés en matière de gouvernance, de protection sociale et de fiscalité.
De nombreux professionnels libéraux choisissent de compléter leur SELARL d’exercice par une société holding, souvent constituée sous forme de SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales). Cette architecture à deux étages permet d’optimiser la remontée des dividendes vers la holding, dans un cadre fiscal favorable, tout en facilitant les opérations de croissance externe, de transmission ou d’association avec d’autres professionnels. Cette organisation, plus complexe, s’adresse généralement aux structures ayant atteint une taille critique ou ayant des projets de développement ambitieux.
Le cadre juridique des sociétés d’exercice libéral a connu plusieurs évolutions ces dernières années, notamment avec la loi Croissance de 2019 qui a assoupli certaines règles relatives à la détention du capital et à l’ouverture à des professionnels d’autres disciplines au sein d’une même structure interprofessionnelle. Ces évolutions traduisent une volonté du législateur de moderniser l’exercice des professions libérales tout en préservant les principes fondamentaux d’indépendance et de déontologie qui caractérisent ces activités.
La SELARL constitue un outil juridique et financier particulièrement adapté aux professionnels libéraux réglementés souhaitant structurer leur activité tout en bénéficiant d’une protection patrimoniale et d’une flexibilité fiscale accrue. Son fonctionnement, calqué sur celui de la SARL mais enrichi de règles spécifiques garantissant l’indépendance professionnelle, en fait une solution équilibrée entre exercice individuel et société de capitaux classique. Le choix de ce statut, ou de ses alternatives comme la SELAS, doit néanmoins être mûrement réfléchi en fonction du projet professionnel, du niveau d’activité, des perspectives d’association et des objectifs patrimoniaux et fiscaux de chaque professionnel. Il est vivement recommandé de se faire accompagner par un expert-comptable et un CGP afin de choisir la structure la plus adaptée à sa situation personnelle.
La SELARL définition correspond à la Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limitée. Il s’agit d’une forme de société spécialement conçue pour les professions libérales réglementées, comme les médecins, pharmaciens, avocats, notaires, experts-comptables ou vétérinaires. Son fonctionnement est proche de celui d’une SARL classique, tout en tenant compte des règles propres à chaque profession. La responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports. Cette structure est particulièrement appréciée pour son équilibre entre sécurité juridique, fiscalité et développement de l’activité.
La SELARL définition permet aux professionnels libéraux d’exercer leur activité au sein d’une société. Cette forme juridique facilite la gestion de l’entreprise, le développement de l’activité et l’association entre plusieurs professionnels. Elle permet également de séparer le patrimoine professionnel du patrimoine personnel dans certaines limites. Elle est souvent choisie pour optimiser l’organisation et préparer la transmission du cabinet.
Selon la SELARL définition, cette société est réservée aux professions libérales réglementées. Les associés doivent généralement être titulaires du diplôme leur permettant d’exercer la profession concernée. Certaines professions imposent également des règles concernant la détention du capital et les droits de vote. Les conditions varient selon les ordres professionnels.
La SELARL définition se distingue de la SARL par son objet social. Une SARL peut exercer des activités commerciales, artisanales ou industrielles, tandis qu’une SELARL est exclusivement réservée aux professions libérales réglementées. La SELARL est également soumise à des règles spécifiques concernant les associés, la gouvernance et le contrôle de la société.
La SELARL définition met en avant plusieurs avantages. Elle limite la responsabilité financière des associés à leurs apports. Elle permet une fiscalité souvent plus souple grâce à l’impôt sur les sociétés. Elle facilite également l’entrée de nouveaux associés et la transmission de l’activité. Cette structure offre enfin une meilleure crédibilité auprès des partenaires financiers.
La SELARL définition présente également certaines contraintes. Les formalités de création sont plus importantes qu’en entreprise individuelle. Les obligations comptables, juridiques et fiscales sont plus nombreuses. Les coûts de fonctionnement sont généralement plus élevés. De plus, certaines professions imposent des règles strictes concernant la gouvernance de la société.
La SELARL définition prévoit généralement une imposition à l’impôt sur les sociétés (IS). Les bénéfices sont imposés au niveau de la société avant une éventuelle distribution de dividendes. Les associés sont ensuite imposés sur leur rémunération et leurs dividendes selon les règles fiscales en vigueur. Ce fonctionnement permet une certaine flexibilité dans la gestion des revenus.
Dans la SELARL définition, le dirigeant peut percevoir une rémunération au titre de son mandat social ainsi que des dividendes s’il est associé. Cette combinaison permet d’adapter la stratégie de rémunération en fonction des objectifs fiscaux et sociaux. Le choix dépend notamment du niveau de bénéfices réalisés par la société.
Oui, la SELARL définition permet d’exercer seul grâce à la SELARLU, qui est la version unipersonnelle de la SELARL. Cette structure offre les mêmes avantages en matière de responsabilité limitée et de fiscalité. Elle est particulièrement adaptée aux professionnels libéraux souhaitant exercer individuellement tout en bénéficiant d’un cadre sociétaire.
Oui, la SELARL définition autorise plusieurs associés. Cette forme juridique facilite les associations entre professionnels libéraux d’une même profession ou, selon les cas, de professions compatibles. Les règles de répartition du capital et des droits de vote sont souvent encadrées par les textes propres à chaque profession réglementée.
Oui, selon la SELARL définition, une holding peut détenir des parts d’une SELARL dans certaines conditions prévues par la réglementation applicable à la profession concernée. Ce type de montage est souvent utilisé pour optimiser la gestion financière, faciliter la remontée des dividendes ou préparer une transmission d’activité.
La création d’une SELARL définition nécessite plusieurs étapes : rédaction des statuts, dépôt du capital social, publication d’un avis de constitution et immatriculation de la société. Certaines professions exigent également une autorisation préalable de leur ordre professionnel. Un accompagnement juridique est souvent recommandé afin de respecter l’ensemble des obligations.
La SELARL définition concerne de nombreuses professions libérales réglementées. Elle est notamment utilisée par les médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, avocats, notaires, vétérinaires, experts-comptables, commissaires de justice ou encore géomètres-experts. Chaque profession reste soumise à ses propres règles d’exercice.
Se faire accompagner pour créer une SELARL définition permet de sécuriser les aspects juridiques, fiscaux et sociaux du projet. Un avocat, un expert-comptable ou un conseiller en gestion de patrimoine peut aider à choisir la structure la plus adaptée, rédiger les statuts et optimiser la rémunération du dirigeant. Cet accompagnement limite les risques d’erreur et facilite le développement de l’activité.