SCPI frais : gestion, cession et stratégies en 2025.

Arkefact Conseil en gestion de patrimoine - Bourel Alan
Alan Bourel
Fondateur et ingénieur patrimonial
Date de rédaction
14/11/2025

Introduction.

Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) représentent une solution d’investissement prisée par les épargnants français souhaitant se constituer un patrimoine immobilier sans les contraintes de la gestion directe. Cependant, comme tout placement, les SCPI comportent des frais qu’il est essentiel de comprendre pour optimiser son investissement.

Cet article rédigé par Arkefact gestion de patrimoine Angers propose une analyse détaillée et exhaustive de tous les frais associés aux SCPI : frais de souscription, frais de gestion, frais de cession, ainsi que les coûts annexes souvent méconnus. Vous découvrirez leur impact concret sur la rentabilité de votre investissement, des stratégies éprouvées pour les optimiser, et une mise en perspective de leur légitimité au regard de la valeur ajoutée apportée par la gestion professionnelle.

Les frais de gestion : Un prélèvement annuel récurrent.

Les frais de gestion sur les revenus locatifs.

Ces frais représentent généralement entre 8% et 12% des loyers collectés par la SCPI. Ils rémunèrent la société de gestion pour l’ensemble de ses missions opérationnelles : recherche et acquisition d’immeubles, négociation avec les locataires, gestion administrative, comptabilité, distribution des revenus, et communication avec les associés.

Ces frais sont automatiquement déduits avant que les dividendes ne soient versés aux porteurs de parts, ce qui explique pourquoi le taux de distribution net affiché par les SCPI est toujours inférieur au taux de rendement brut du patrimoine immobilier.

Les frais sur immobilisations.

Moins visibles mais tout aussi importants, les frais sur immobilisations (ou frais de gestion du patrimoine) s’appliquent lors de l’acquisition de nouveaux biens immobiliers. Ils se situent généralement entre 3% et 5% du prix d’achat des immeubles. Ces frais couvrent les coûts liés à la recherche d’opportunités d’investissement, aux études de marché, aux due diligences, aux négociations et aux frais notariés.

Bien que ces frais ne soient pas directement prélevés sur votre investissement personnel, ils diminuent mécaniquement la valeur de reconstitution de la SCPI et peuvent impacter la valorisation de vos parts à long terme. 

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Les frais de cession : sortir de l'investissement.

Cession sur le marché secondaire.

Dans la plupart des SCPI, il n’existe pas de frais de cession à proprement parler lorsque l’investisseur revend ses parts. En réalité, ce que beaucoup appellent des « frais de sortie » correspond aux frais de souscription, généralement situés entre 10 % et 12 %, mais prélevés uniquement au moment de la revente.

Concrètement, l’investisseur achète ses parts au prix de souscription, mais les revend au prix de retrait, qui intègre automatiquement ces frais. Il ne s’agit donc pas de deux couches de frais différentes, mais d’un seul et même coût, simplement collecté à la sortie.

Cette mécanique est courante dans les SCPI à capital variable et évite toute double imposition entre l’entrée et la sortie. Toutefois, les modalités exactes peuvent varier en fonction de la SCPI : certaines SCPI à capital fixe peuvent appliquer des frais spécifiques ou fonctionner avec une décote sur le marché secondaire.

En résumé : dans la majorité des SCPI, il n’y a pas de frais de cession distincts ; le “coût de sortie” correspond aux frais d’entrée prélevés plus tard. Mais il reste indispensable de vérifier le mécanisme propre à chaque SCPI.

Les frais annexes souvent méconnus.

Les frais d'arbitrage.

Lorsque la SCPI vend un immeuble de son patrimoine pour en acquérir un autre, des frais d’arbitrage peuvent s’appliquer. Ces frais, généralement inclus dans les frais de gestion, couvrent les coûts de transaction (notaire, diagnostics, agences) et peuvent représenter 2% à 4% du prix de vente de l’actif cédé.

Les frais de conservation.

Si vous détenez vos parts de SCPI via un compte-titres ou un plan d’épargne, votre établissement financier peut appliquer des frais de garde ou de conservation, généralement forfaitaires (quelques dizaines d’euros par an) ou proportionnels (0,1% à 0,5% de la valeur des parts détenues).

Les stratégies pour optimiser les frais.

Privilégier les SCPI à frais réduits.

Le marché des SCPI a connu une croissance significative ces dernières années, offrant aux investisseurs un éventail plus large de choix. Certaines sociétés de gestion proposent désormais des SCPI avec des structures de frais plus avantageuses, notamment des frais de souscription nuls ou réduits à 6% ou 8%. Cette réduction peut avoir un impact positif sur votre performance nette, surtout si vous envisagez un investissement à long terme de 10 à 15 ans. Il est toutefois important de noter qu’une SCPI qui diminue ses frais d’entrée le fait généralement pour une raison précise, et que les leaders du marché ne pratiquent pas de telles baisses. Il est donc essentiel de bien se renseigner sur les SCPI concernées.

Profiter des offres promotionnelles.

Les sociétés de gestion lancent régulièrement des opérations commerciales avec des frais de souscription temporairement réduits. Ces promotions coïncident souvent avec des phases de levée de fonds importantes ou des lancements de nouveaux produits. Rester attentif à ces opportunités peut générer une économie substantielle de plusieurs milliers d’euros sur un investissement conséquent.

Conclusion.

Les frais des SCPI constituent un élément incontournable qu’il serait illusoire de négliger. Avec des frais de souscription pouvant atteindre 10% à 12%, des frais de gestion annuels de 8% à 12% sur les loyers et des frais de sortie de 3% à 5%, l’addition peut sembler salée au premier abord. Toutefois, ces frais doivent être mis en perspective avec les avantages offerts par ce véhicule d’investissement : mutualisation des risques, accès à des actifs immobiliers de qualité institutionnelle, gestion professionnelle, liquidité relative et diversification.

L’investisseur avisé ne cherchera pas systématiquement la SCPI aux frais les plus bas, mais plutôt celle offrant le meilleur rapport entre frais et performance nette. Une SCPI avec des frais légèrement supérieurs mais une gestion exemplaire, un patrimoine de qualité et une performance historique solide constituera souvent un meilleur choix qu’une SCPI low-cost mais à la gestion médiocre.

Enfin, l’investissement en SCPI doit s’inscrire dans une stratégie patrimoniale de long terme, seul horizon permettant d’amortir efficacement les frais d’entrée et de bénéficier pleinement du potentiel de revalorisation du patrimoine immobilier et de la régularité des revenus distribués. En adoptant une approche informée et réfléchie, en comparant méthodiquement les offres et en privilégiant la qualité à la seule considération du coût, vous maximiserez vos chances de succès dans votre investissement en SCPI.

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Questions

FAQ.

Les SCPI frais désignent les frais associés à l’investissement dans une Société Civile de Placement Immobilier, comme les frais d’entrée, de gestion ou de retrait.

Les SCPI frais se décomposent en trois catégories principales : frais d’entrée lors de la souscription, frais de gestion annuels et frais de sortie en cas de revente des parts.

Les SCPI frais couvrent la gestion du patrimoine immobilier, la recherche d’immeubles, la commercialisation et l’entretien, ce qui justifie leur coût.

Les SCPI frais d’entrée varient généralement entre 8 % et 12 %, selon la société de gestion et le type de SCPI (rendement, fiscale ou de plus-value).

Les SCPI frais de gestion représentent environ 8 % à 10 % des loyers perçus et sont directement déduits avant le versement des revenus aux investisseurs.

Oui, certaines SCPI sans frais d’entrée existent, mais elles appliquent souvent des SCPI frais de gestion plus élevés pour compenser.

Pour réduire les SCPI frais, il est conseillé d’investir via une plateforme en ligne, une assurance-vie ou en comparant plusieurs sociétés de gestion avant l’achat.

Les SCPI frais ne sont pas directement déductibles, mais ils réduisent mécaniquement le revenu imposable puisque déduits des loyers avant distribution.

Comparer les SCPI frais nécessite d’analyser le taux de distribution net, les frais d’entrée, de gestion et de sortie, ainsi que la durée recommandée de détention.

Les SCPI frais d’entrée couvrent la rémunération des intermédiaires, la recherche et l’achat des biens immobiliers, ainsi que les frais administratifs.

Pour comparer les frais SCPI, il faut étudier le taux de distribution, les frais d’entrée, et les frais de gestion sur la durée d’investissement.

Non, les frais SCPI ne sont pas directement déductibles, mais ils sont intégrés dans la rentabilité nette imposable.

Lors de la revente, des frais de retrait ou de cession peuvent s’appliquer, souvent autour de 2 % à 5 % selon la société de gestion.

Oui, en plus des frais SCPI, il faut compter les frais bancaires liés à l’emprunt (dossier, garantie, intérêts).