Éric Larchevêque : histoire, fortune, entrepreneuriat, Bitcoin, Ledger.

Cabinet indépendant de conseil en gestion de patrimoine

Arkefact Conseil en gestion de patrimoine - Bourel Alan
Alan Bourel
Fondateur et ingénieur patrimonial
Date de mise à jour :
22/05/2026

Introduction.

Éric Larchevêque est un entrepreneur français et une figure incontournable du secteur des cryptomonnaies. Fondateur et ancien PDG de Ledger, une entreprise spécialisée dans la sécurité des actifs numériques, il a joué un rôle décisif dans la démocratisation et la protection des portefeuilles de cryptomonnaies à l’échelle mondiale. Son parcours audacieux et son engagement en faveur de la décentralisation font aujourd’hui de lui un acteur clé de la révolution numérique.Dans cet article signé Arkefact Nice, découvrez toute la portée et l’histoire de ce dispositif.

Chaque semaine, nous décryptons les principales actualités économiques et partageons une analyse patrimoniale exclusive.

Histoire, jeunesse et débuts.

Une enfance tournée vers la technologie.

Éric Larchevêque naît le 30 septembre 1973 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. Sa mère, Annie Dolbeau, est danseuse et actrice. Son père, André Larchevêque, est porcelainier. La famille s’installe à Vierzon, dans le Cher — une ville ouvrière du Centre-Val de Loire, à mi-chemin entre Paris et Clermont-Ferrand. Rien, dans ce contexte, ne préfigure une carrière technologique internationale.

Et pourtant, le jeune Éric est fasciné par les ordinateurs dès l’adolescence. Dans une époque où Internet n’existe pas encore pour le grand public, il démonte des machines, explore des systèmes, apprend à coder. Cette curiosité compulsive pour la technologie le conduit naturellement vers les grandes écoles d’ingénieurs.

En 1996, il obtient son diplôme d’ingénieur de l’ESIEE Paris (École Supérieure d’Ingénieurs en Électrotechnique et Électronique), avec une spécialisation en conception des architectures de l’information. Ce titre en poche, il pourrait rejoindre une grande entreprise, s’installer dans le confort d’un CDI bien rémunéré. Il choisit une autre voie.

Les premières réussites entrepreneuriales (1996–2010).

  • Dès 1996, à la sortie de ESIEE Paris, Éric Larchevêque fonde France Cybermedia, une société de création et d’hébergement de sites web. À l’époque, Internet débute tout juste en France.
  • En 1998, il crée ensuite Montorgueil SAS, spécialisée dans les solutions de paiement en ligne. Ce secteur, alors en pleine émergence, lui permet de développer une solide expertise des infrastructures Internet, des systèmes de facturation et de la croissance numérique.
  • En 2007, il revend la société à Rentabiliweb pour 22 millions d’euros, récupérant environ 7 millions d’euros personnellement. Cette première réussite financière lui donnera ensuite la liberté de prendre davantage de risques entrepreneuriaux.

Après cette vente, il se consacre pendant près de deux ans au poker professionnel. Une expérience qu’il décrit souvent comme une école de gestion du risque, de patience et de prise de décision sous incertitude.

Prixing, le Bitcoin et le tournant crypto (2011–2014).

En 2011, Éric Larchevêque cofonde Prixing, une application mobile permettant de comparer les prix en magasin via le scan de codes-barres. L’entreprise lève 1,75 million d’euros avant d’être revendue quelques années plus tard à HighCo. La même année, il découvre le Bitcoin. Alors que le sujet reste encore marginal, il comprend immédiatement le potentiel révolutionnaire de la blockchain et des cryptomonnaies.

En 2014, il lance La Maison du Bitcoin à Paris, l’un des premiers espaces européens consacrés au Bitcoin. L’entreprise deviendra ensuite Coinhouse, aujourd’hui l’un des principaux acteurs français du secteur. Cette même année, il cofonde également Ledger, la société qui fera de lui l’une des figures majeures de l’écosystème crypto mondial.

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Fortune et ascension financière.

Fortune personnelle estimée en 2026.

Fortune personnelle estimée en 2026.
0 M€

Une fortune estimée entre 340 et 400 millions d'euros.

La fortune d’Éric Larchevêque est désormais une donnée publique. Le magazine Challenges, dans son classement 2024 des grandes fortunes françaises, l’évalue à 340 millions d’euros, le positionnant à la 392e place des Français les plus riches. D’autres sources, intégrant l’évolution des valorisations depuis, l’estiment entre 350 et 400 millions d’euros en 2025-2026.
Pour un homme né à Vierzon, fils d’artisan, qui a commencé avec une startup créée depuis une chambre d’étudiant, ce chiffre est vertigineux. Mais il est le fruit d’une logique cohérente, pas d’un coup de chance isolé.

Les sources de cette richesse.

La fortune d’Éric Larchevêque repose sur plusieurs piliers :

  • Ledger : sa participation au capital de la licorne — diluée progressivement par les levées successives mais toujours significative — représente la part majoritaire de son patrimoine. À chaque valorisation franchie, sa fortune a progressé : estimée à 150 millions d’euros lors de la valorisation à 1 milliard en 2020, à 300 millions lors de la valorisation à 2 milliards en 2023, à environ 355 millions pour une valorisation estimée à 3 milliards en 2025.

  • Ses investissements de business angel : Éric Larchevêque a investi dans une vingtaine de projets technologiques en tant qu’investisseur particulier, couvrant les domaines de la blockchain, de la fintech, de la cybersécurité et de la santé numérique. Ces participations constituent une diversification de son patrimoine.

  • Sa réserve en Bitcoin : grand défenseur du Bitcoin comme actif de réserve de valeur, Éric Larchevêque détient personnellement une quantité significative de BTC. Dans un contexte où le Bitcoin a atteint des sommets historiques en 2025, cette réserve constitue une part non négligeable de son patrimoine.

  • Ses premières sorties entrepreneuriales : la revente de Montorgueil (7 M€ pour sa part) et de Prixing ont constitué le socle initial de sa fortune.

Ses projets actuels : un entrepreneur qui ne s'arrête pas.

The Bitcoin Society : peser sur le débat politique.

En novembre 2025, Éric Larchevêque annonce la création de The Bitcoin Society, une société cotée sur la Bourse de Paris (Euronext) dont l’objectif déclaré est de « peser sur le débat économique et politique » grâce au Bitcoin comme levier d’influence collective.

Le concept est ambitieux et inédit : lever des fonds sur les marchés publics, les convertir en Bitcoin pour constituer un « trésor », puis utiliser ce trésor comme outil de lobbying et d’influence au service de la liberté d’entreprendre et de la décentralisation financière. « Nous voulons influer sur le débat public en utilisant le bitcoin comme puissance économique », explique-t-il.

La société est délibérément immatriculée en France — alors qu’elle aurait pu choisir n’importe quelle juridiction plus favorable — signe de l’attachement d’Éric Larchevêque à son pays et à la création de valeur sur le territoire.

Le B³ Village by CA : l'écosystème startup à Vierzon.

En 2023, Éric Larchevêque cofonde le B³ Village by CA en partenariat avec le Crédit Agricole Centre Loire et la communauté de communes Vierzon Sologne Berry. Il s’agit d’un incubateur de startups implanté à Vierzon, visant à accompagner les entrepreneurs locaux avec des financements, des conseils et des connexions avec l’écosystème tech national.

C’est une démarche profondément enracinée dans son territoire. Ledger a été l’une des premières grandes success stories de la French Tech provinciale — Éric Larchevêque veut prouver que c’est reproductible, que Vierzon peut devenir un pôle d’innovation pérenne.

Une accélération médiatique marquée.

Au fil des années, Éric Larchevêque s’est imposé comme l’une des figures médiatiques majeures de l’entrepreneuriat et du numérique en France. À travers ses conférences, ses prises de parole publiques et ses interventions régulières sur les sujets liés à l’innovation, à la cybersécurité, au Bitcoin ou à la souveraineté technologique européenne, il s’est construit une image de dirigeant pragmatique et accessible.

Cette visibilité s’est renforcée avec la publication de plusieurs ouvrages, notamment Entreprendre pour être libre (2024), dans lequel il revient sur son parcours entrepreneurial et sa vision de la liberté économique, puis La Stratégie Bitcoin (2026), un ouvrage consacré au rôle stratégique du Bitcoin dans l’économie mondiale. Ces livres, publiés avec M6 Éditions, prolongent naturellement son exposition médiatique acquise notamment grâce à l’émission Qui veut être mon associé ?.

En 2026, il renforce encore sa présence dans le débat entrepreneurial avec le podcast Fracture, coanimé avec Tony Parker. Le programme aborde les thèmes de l’entrepreneuriat, du leadership, de l’investissement et de la transformation économique, confirmant la volonté d’Éric Larchevêque de devenir une voix influente bien au-delà du seul univers crypto.

Ledger : la startup française devenue géant mondial de la crypto.

La folle ascension Ledger.

En 2014, après les gigantesques piratages qui frappent l’écosystème crypto — notamment l’effondrement de Mt. Gox — Éric Larchevêque comprend qu’un problème majeur freine l’adoption du Bitcoin : la sécurité.

Avec Nicolas Bacca et Thomas France, il fonde alors Ledger avec une idée simple : permettre aux utilisateurs de conserver eux-mêmes leurs cryptomonnaies grâce à un portefeuille physique sécurisé, hors ligne et inaccessible aux hackers. Le concept du “hardware wallet” devient rapidement une référence mondiale.

La croissance de Ledger est fulgurante. Après plusieurs levées de fonds majeures entre 2017 et 2023, l’entreprise atteint une valorisation supérieure à 1,3 milliard de dollars et devient l’une des grandes licornes françaises de la tech. En parallèle, elle développe une gamme de produits devenue incontournable, du Nano S au Ledger Stax conçu avec Tony Fadell.

En 2019, Éric Larchevêque quitte le poste de PDG pour devenir président du conseil d’administration, laissant la direction opérationnelle à Pascal Gauthier afin d’accompagner l’hypercroissance de l’entreprise.

Aujourd’hui, Ledger sécurise plusieurs centaines de milliards de dollars d’actifs numériques pour des millions d’utilisateurs dans le monde. Face à l’explosion des cyberattaques dans l’univers crypto, la société s’est imposée comme l’un des acteurs stratégiques de la sécurité numérique mondiale et étudie désormais une possible introduction en Bourse.

Une figure médiatique majeure de l’entrepreneuriat français.

Qui veut être mon associé ?

À partir de 2020, Éric Larchevêque gagne une forte notoriété auprès du grand public grâce à Qui veut être mon associé ? sur M6. Aux côtés d’investisseurs comme Kelly Massol, Alice LhabouzJean-Michel Karam et Jonathan Anguelov, il se distingue par une approche très analytique de l’investissement, centrée sur le marché, le produit et la capacité d’exécution des fondateurs.

Son profil de pionnier de la tech et des cryptomonnaies, combiné à une forte pédagogie, contribue rapidement à en faire l’une des figures marquantes de l’émission. Saison après saison, il s’impose comme l’un des visages incontournables de l’écosystème startup français.

Une présence médiatique extérieure.

En parallèle, Éric Larchevêque renforce sa présence dans le débat public à travers ses conférences, ses livres et ses prises de position sur l’entrepreneuriat, la fiscalité ou le Bitcoin. En 2025, ses critiques de la taxe Zucman sont largement relayées dans les médias économiques, affirmant son positionnement libéral et pro-innovation.

Sa notoriété grandissante l’expose également davantage médiatiquement. En 2026, une fausse rumeur d’enlèvement avec demande de rançon en cryptomonnaies circule à son sujet, illustrant les risques et les dérives liés à l’exposition publique dans l’univers crypto.

Conclusion.

Éric Larchevêque aurait pu être un ingénieur ordinaire. Il a choisi d’être un constructeur extraordinaire. Son parcours n’est pas celui d’un génie isolé frappé par un éclair de génie. C’est l’histoire d’un homme qui a dit oui à chaque moment où il fallait oser : oser créer à 23 ans, oser vendre à 34 ans, oser tout recommencer à 35, oser parier sur le Bitcoin quand tout le monde souriait, oser fabriquer en France quand la Chine était moins chère, oser rester à Vierzon quand Paris était plus facile.

Trois décennies d’entrepreneuriat lui ont appris que la résilience vaut plus que le talent, que la cohérence vaut plus que l’intelligence, et que le vrai luxe n’est pas la fortune accumulée mais la liberté gagnée. « Pour réussir, il faut savoir calculer, observer, et parfois oser miser quand les autres hésitent. » Cette phrase, il l’a empruntée au poker. Mais elle résume une vie entière.

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FAQ.

Éric Larchevêque est un entrepreneur et investisseur français né le 30 septembre 1973 à Boulogne-Billancourt. Il est principalement connu pour être le cofondateur de Ledger, l’entreprise française devenue leader mondial des solutions de sécurité pour cryptomonnaies (hardware wallets). Il est également connu du grand public pour sa participation en tant qu’investisseur à l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6, depuis 2020. Serial entrepreneur depuis 1996, il est aussi cofondateur de Coinhouse, de The Bitcoin Society et du B³ Village by CA, un incubateur de startups à Vierzon.

Éric Larchevêque est né à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) mais a grandi à Vierzon, dans le Cher (Centre-Val de Loire). Il y vit toujours aujourd’hui, un choix assumé et revendiqué : il a délibérément choisi d’y implanter ses entreprises, dont l’usine Ledger, l’incubateur B³ Village et son école ALGOSUP.

Il est diplômé ingénieur de l’ESIEE Paris (École Supérieure d’Ingénieurs en Électrotechnique et Électronique), promotion 1996, avec une spécialisation en conception des architectures de l’information. Il a également publié en 1996 un ouvrage technique intitulé Montages avancés pour PC (Dunod).

Oui. Éric Larchevêque est marié et père de trois enfants. Il protège la vie privée de son épouse et ne la cite que rarement en public. Ensemble, ils ont cofondé en 2021 un fonds de dotation visant à financer des projets éducatifs dans la région Centre-Val de Loire, notamment à Vierzon.

Voici la liste de ses principales créations entrepreneuriales, dans l’ordre chronologique :

  • 1996 — France Cybermedia (hébergement de sites web)
  • 1998 — Montorgueil SAS (sites de divertissement, vendu en 2007 pour 22 M€)
  • 2011 — Prixing (comparateur de prix mobile, vendu à HighCo en 2014)
  • 2014 — La Maison du Bitcoin (devenue Coinhouse)
  • 2014 — Ledger (leader mondial des hardware wallets crypto)
  • 2019 — ALGOSUP (école d’informatique à Vierzon, fermée en juillet 2025)
  • 2023 — B³ Village by CA (incubateur de startups à Vierzon)
  • 2025 — The Bitcoin Society (société cotée sur Euronext Paris)

La fortune d’Éric Larchevêque est estimée entre 340 et 400 millions d’euros selon les sources. Le magazine Challenges l’évalue à 340 millions d’euros dans son classement 2024, le positionnant à la 392e place des grandes fortunes françaises. D’autres estimations, tenant compte de l’évolution des valorisations de Ledger en 2025, la situent entre 350 et 400 millions d’euros.

Sa fortune repose sur plusieurs sources :

  1. Ses parts dans Ledger — principale source de richesse, liée à la valorisation de la licorne (estimée à plus de 3 milliards d’euros en 2025).
  2. Ses investissements de business angel — une vingtaine de startups dans la blockchain, la fintech, la cybersécurité et la santé numérique.
  3. Ses réserves personnelles en Bitcoin — il est un défenseur convaincu du BTC comme actif de réserve de valeur.
  4. Ses cessions passées — la revente de Montorgueil (environ 7 M€ pour sa part) et de Prixing.

Non, pas encore. Sa fortune est estimée à environ 350–400 millions d’euros en 2026, ce qui le place parmi les entrepreneurs tech français les plus fortunés, mais loin du statut de milliardaire. Certaines projections estiment que si Ledger atteint une valorisation de 5 milliards d’euros (notamment via une introduction en Bourse envisagée), sa fortune personnelle pourrait s’approcher du milliard d’euros dans les prochaines années.

À ce jour, aucune cession significative de ses parts dans Ledger n’a été rendue publique. Il reste actionnaire et Président du conseil d’administration de la société depuis qu’il a cédé la direction opérationnelle à Pascal Gauthier en mai 2019.

Ledger est une entreprise française fondée en 2014 par Éric Larchevêque, Nicolas Bacca et Thomas France. Elle conçoit et commercialise des hardware wallets (portefeuilles matériels) — des appareils physiques qui permettent de stocker ses cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum, etc.) de manière sécurisée, hors de toute connexion Internet. C’est aujourd’hui le leader mondial de son marché.

Ledger sécurise environ 100 milliards de dollars d’actifs numériques pour ses clients dans le monde entier, ce qui représente environ 20 % des cryptomonnaies mondiales protégées par ses appareils.

Éric Larchevêque a rejoint l’émission en 2020, d’abord en tant que remplaçant au sein du jury. Son profil unique — expert en technologie, blockchain et cryptomonnaies — a séduit le public et les producteurs. Il est rapidement devenu un membre titulaire incontournable du jury, saison après saison.

Oui. Éric Larchevêque a confirmé sa présence dans la saison 6 de l’émission, diffusée sur M6 à partir du 8 janvier 2026. Il y côtoie de nouveaux jurés, dont Alice Lhabouz, Anthony Bourbon et Jean-Michel Karam.

Éric Larchevêque se distingue par une approche analytique et non-émotionnelle. Contrairement à certains investisseurs qui ont des coups de cœur, il évalue systématiquement : la taille du marché adressable, la solidité du modèle économique, la scalabilité de la solution et la qualité de l’équipe fondatrice. Il est réputé pour poser des questions précises sur les finances et les hypothèses de croissance, et pour sa capacité à rendre accessible le monde de la tech et des cryptomonnaies à un public large.